Dimanche 28 mars 2010
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Bonjour,bonsoir,je me prénomme Aurélien Conseil,d'après mon état civil je suis de sexe masculin,20 ans et c'est a peu près tout.Cet article n'a pas de titre,tout simplement car d'une part elle est le titre d'une chanson qui m'est chere,et d'autre part qu'après de mures et multiples réflexions,j'ai estimé qu'aucun titre ne pourrait décrire parfaitement ce qui va suivre,c'est vrai après tout,comment décrire l'indescriptible?
Je n'ai pas de sujet précis à aborder,mais plusieurs,cela risque de partir un peu dans tout les sens,ce qui représente bien je pense une partie de mon évidente complexe personnalité.
Il est clair qu'après la plupart des articles précédents je ne peux pas être présenté comme quelqu'un étant très joyeux,et c'est bien normal,j'ai toujours mis un point d'honneur à ne jamais cacher mes ressentis,à être ce que j'étais,donc à ne pas me montrer joyeux si je ne l'étais pas,même si cette grande fierté et ce grand côté introverti qui tout deux m'habitent font que je ne parle jamais directement de ces mêmes ressentis.
Je crois que c'est pour cela que par le passé,les quelques textes,poèmes,etc ont toujours plu a un public d'un éventail assez large.Je n'ai pas le lexique qu'a ce bel enfoiré qu'est Olivier,ou ce magnifique pragmatisme qu'a mon bon Pédro,mais malgrès être très compliqué,mes sentiments se traduisent avec des mots relativement simplistes,ce qui je pense fait toute la force de ces écrits.Tout comme moi,je pense que c'est le besoin de sincérité qui anime les gens,qui font qu'ils peuvent ressentir à travers mes mots,certains que je n'hésiterais pas à dire qu'ils ont été écrit avec l'encre de mes larmes,la partie de moi qui reste tapis dans l'ombre.
Parlons-en justement de l'ombre,de l'obscurité,des ténébres qui font que je suis ce que je suis,qui sont une grande partie de ma vie,ces ténébres que je hais mais d'ou par la force des choses je me sens si proche.
Peut-être est-ce d'ici que je tiens cette insomnie permanente,ce besoin d'errer,chaque soir dans ce lavoir,ce petit coin pittoresque ou mon côté brun ténébreux se révéle.
Je refuse de me considérer comme quelqu'un qui s'apitoie sur son sort,car à défaut d'avoir en moi cette flamme de la volonté qu'avait mon défunt grand-pere,je crois être quelqu'un qui assume totalement sa vie,bien que minable.Je hais bien évidemment cette vie ou mes seuls confidents sont le ciel,la brume et les restes d'anciens majestueux arbres,tout un symbole.Mais je ne me plains pas et ne suis pas à plaindre,je n'accepte aucune pitié car je n'en mérite nullement.Je ne suis pas le fruit de l'amour de mes parents,mais simplement une compensation de la frustration d'avoir perdu leur première fille.Ainsi ma vie,a défaut de me convenir,est ce qu'elle est,un Pierre René Iraber de chair,crée mais qui n'a pas vraiment de but précis.Et je n'ai maintenant plus aucune raison de me battre pour que cela change.Peut-être aussi que c'est par ma connaissance que la douleur que procure un amour "factice" que je suis si sincére,si "produit brut",m'enfin qui suis-je pour le savoir,pour dire que je me connais parfaitement.
Ces derniers mois,je n'ai pratiquement jamais eu de sourire véritablement sincére,de fous rires,de délires,mais pourtant,chaque soir,à défaut d'être un sourire comme je pouvais en avoir,mon front se déride de toutes ses souffrances,je sens mon coeur battre,mes yeux s'illuminés.Je fume ma cigarette comme chaque soir,et comme chaque soir,cette même chanson dans les oreillettes,je regarde le ciel étoilé,et plus particulièrement la plus grande d'entres elles,l'astre de la nuit bien sur,la lune.
J'ai toujours aimé cette partie de l'obscurité,car c'est dans les endroits les plus noirs que l'on peut apprécier le mieux la lumière,que c'est dans le fond des âmes les plus noires que l'on peut ressentir avec le maximum d'intensité la lumière qui se cache au fond,prête à vous éblouir de sa majestueuse beauté.Il me suffit de porter mon regard sur cet astre froid pour vivre et non plus survivre,pour rêver à ce que ta silhouette soit à côté de moi,que l'on soit en train de partager ce magnifique spectacle que seule la nature est capable de donner,cette promesse que l'on s'était donné de tenir.J'y vois également cette lumière qui m'avait fait revivre à travers tes beaux yeux noirs,je vois dans la blancheur de la lune la blancheur du ciel lorsque nous nous sommes rencontrés,ou malgrès mes soucis,je pouvais m'allonger paisiblement sur des galets,et ou je pouvais sentir le vent porter le doux son de ta voix et ton odeur à moi,ou je pouvais ressentir cette flamme bruler dans tout mon corps,ainsi que cette envie de m'arracher,comme quand j'étais sur un tatami ou sur un court.Cette partie du récit est de loin ma préférée,car le simple fait d'écrire et de retranscrire ces sentiments m'apportent automatiquement un bien-être que seul ces sentiments savent m'apporter.
Je n'aime pas particulièrement parler (sérieusement tout du moins) ou pratiquer d'actes sexuels,mais parallèlement à ça je n'ai aucun problème à dire publiquement que j'aime énormément faire l'amour.On se met à premiere vue à nu simplement physiquement devant l'autre,mais c'est bien plus,c'est la fusion matérielle de deux êtres,de la beauté de leurs sentiments,d'un lien qui est crée d'un seul regard,un lien INDESTRUCTIBLE.
La nuance est importante,car certaines pratiques m'exaspèrent au plus haut point,coucher avec quelqu'un sans aucun ressenti est tout simplement pour ma part un retour à l'age de pierre,même à un age bestial,à croire que certaines personnes sont aussi évoluées que les macaques auxquels ils envoient des cacahuètes.J'ai eu le droit à ce genre de propositions farfelues,et les quelques justifications que j'eu ouie dire étaient toutes plus abérantes les unes que les autres : amitié sexuelle,juste pour le plaisir,juste comme ça pour le fun,parce qu'on m'a dit que tu savais y faire,etc.C'est beau (ironique) de voir à quel point certains êtres humains sont si peu évolués,à quel point ils peuvent être sans coeur,à quel point ils peuvent tenter par tout les moyens de profiter d'une situation de faiblesse pour profiter de vous.Ces personnes ne méritent pas plus de lignes,mais elles méritaient que j'en parle,étant donné que je ne peux pas régurgiter physiquement ces comportements ou ces paroles.
Mais même la lune a fini par être obscurci par les nuages,et je suis rentré chez moi,écrire cet article completement décalé.C'est l'anniversaire de ma petite soeur en ce 28 mars,et je n'ai pas pu m'arranger pour lui offrir un bel anniversaire,moi,son propre grand frere.Si seulement je n'étais pas si lache avec elle,je m'excuserais d'être si indigne d'être son grand frere,de ne pas pouvoir malgrès tout mes efforts la protéger de la bêtise parental et familial,de ne pas pouvoir lui apporter ce que ma naissance me donne comme devoirs a accomplir.Je commence à sentir depuis 1 mois ce regard vide que j'avais à son age,et je pleure au fond de mon ame,la possible deuxieme perte d'un être cher.
Puis je repars au petit matin,la lune refait son apparition,et avec une pointe de mélancolie et surtout beaucoup de nostalgie,je revis en un instant tout ces jours ou je me levais et j'affrontais fierement ma vie avec la force de la changer,en sachant que le soir même j'allais te retrouver mon amour,a ces instants.Je donnerais ma vie sans hésitation pour pouvoir tout reprendre,pour pouvoir retrouver tout ça,parce que j'étais bien,parce que j'étais amoureux et rien ne me rendait plus heureux .
"Et je voudrais te dire,que tout ce que j'ai pu écrire,c'est ton sourire qui me l'a dicté."