Dimanche 21 mars 2010
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Il est 03h46 du matin,je ne suis pas dans mon état normal,pourtant,il semble que ce soit dans cet état que je sois le plus apte a narrer le drole de week-end que je viens de passer.Ce titre n'est
pas venu par hasard,il est le fruit d'une conversation très instructive avec une personne qui du fait de son statut social est sujet a controverse,un sdf.Comme quoi,juger par les apparences ne
permet absolument pas de pouvoir se permettre de dire que l'on connait tel ou tel personne,bien au contraire,surtout avec la société d'aujourd'hui qui voue un véritable culte a l'apparence,si je
pouvais donner un "conseil" (-_-" ^^) aux personnes de notre génération,"l'habit ne fait pas le moine".J'en reviens a mon week-end,qui débuta très tot,il est vrai,un jeudi soir,dans les environs de
18h30 pour être précis.Je vagabondais,comme a mon habitude,dans les rues de Foucarmont,quand sur le chemin de ma promenade il m'est apparu une lueur,provenant d'un modeste feu de camp,nourri par de
simples planches non utilisés par l'entreprise a laquelle appartenait cette arrière-cour d'où provenait cette lueur.N'ayant plus peur de grand chose me concernant,cette lueur m'attira,et avec un
vulgaire parpin (désolé pour l'orthographe :s ) comme banc,je m'asseyais et m'alluma une cigarette,la rougeur et surtout la chaleur de cette flamme m'appaisa,comme si je retrouvais en elle
cette flamme qui ne brule qu'a l'intérieur de mon coeur.Je me doutais bien que cette flamme n'était pas le fruit de Dame Nature,pourtant ce SDF,Thibault Gillis (son nom m'étant communiqué après) me
surpris,d'une part par sa présence,d'autre part par sa bonté d'ame,moi qui voyait (préjugés oblige) les SDF comme des réclus de la société hostile a tout contact humain,lui n'avait rien a voir avec
ceci.Je me surpris à bien m'entendre avec ce dernier,il était d'une lucidité assez surprenante (bien que son vocabulaire laisser a désirer),mais surtout,je ne sais si c'était du fait de son age ou
de sa reconnaissance a mon égard,il se comportait comme le père que j'aurais voulu avoir.Il me raconta tendrement son histoire,il était un ancien chef d'entreprise,marié,2 enfants,la belle
vie,cependant il fit une erreur qui lui était fatale.Il soupçonnait sa bien-aimée d'infidélité,il pris le risque de consacrer l'argent que eux deux avait emmagaziné pour engager un détective privé
afin de la suivre.Il me raconta ainsi sans aucune honte (et il faut dire,après une bouteille de pinard) qu'après 9 mois de trac son détective privé lui appris que son épouse n'était nullement
infidèle,simplement elle avait pris l'initiative de lui faire une surprise,et il n'avait vu en ça que le début de la fin.Il n'avait pas totalement tort,cependant pas dans le sens ou il avait pu le
voir au départ.Les frais du détective privé revenant cher,sa femme s'aperçut de son stratagème,et ainsi débutait effectivement le début de la fin.Les frais de leur maison neuve ne pouvait plus être
assuré,sa femme extrêmement véxé par ce manque de confiance décida de s'exiler quelques temps chez sa soeur ainée,et son entreprise qui avait pour ambition de devenir une grande entreprise
régionale s'effondra,les salariés ne pouvant plus être rémunérés ( une quinzaine de personnes,ce qui est quand même assez important,surtout à notre époque,et en Normandie) ,il perdit tout ,sa femme
et ses deux filles l'ont expédié hors de chez eux,mais pourtant,il parraissait assez serein.C'est après ce récit qu'il me dit cette phrase,qui me sert de titre aujourd'hui,moi ayant envoyé par
maladresse une planche bien trop épaisse pour bruler,voyant mon état décomposé,"ce n'est pas parce qu'une fois tu entretiens mal une braise qu'elle sera éteinte pour toujours.Cétait comme s'il
pouvait lire en moi,comme s'il pouvait voir le mal qui me rongeait depuis tant d'années,et encore plus depuis quelques mois maintenant.C'est la le principal enseignement que je puis tirer de mon
week-end.Le vendredi soir m'ayant confirmé mes soupcons,cette pseudo-amie (qui si je n'étais pas trop gentil,serait déja dénoncé) qui est capable de voir une relation
"amicalement-sexuelle",relation qui bien évidemment ne me tente guère.Et puis il y a aujourd'hui,j'en suis a mon 9eme whisky coca,et je ne suis plus moi-même,enfin en fin de compte,je suis surement
trop moi même.Une fête m'était proposé,une fête que je résumerais en trois mots: nul a chier.
Enfin bref,ce week end m'aura confirmé une chose que je pensais depuis longtemps,je souris chaque instant ou je revois certains moments,certaines minutes,certains regards,et qu'importe si toi ou
moi avons eu la bêtise d'envoyer une mauvaise planche sur ce feu qui nous consummait a notre plus grand bonheur,les braises ne demandent qu'a être réanimé,mais ce ne sera possible que si les deux
cotés veuillent bien s'enflammer de nouveau,et pour de bon,pour un futur plus beau.
Un texte qui aura du sens pour certains ( s'il y en a qui lisent ce que j'écris,sachant que c'est surtout mon inconscient qui parle) ou non,mais tout est dit avec le coeur,vous ne me verrez jamais
aussi franc et sincére qu'en cet instant.
"Bien après,l'au dela".Je t'aime,petit trou de balle,même si tu peux faire mal,tu as su surtout me faire beaucoup de bien,et si je t'ai perdu,je ne peux m'en vouloir qu'a moi meme,meme si tu me
manques et que je regrette,tant pis pour moi ,a ta santé!